Reflexion :Gaspillage alimentaire – L’urgence de l’action !

Reflexion :Gaspillage alimentaire – L’urgence de l’action !

Les inégalités sociales sont devenues très visibles au point où il est urgent de prendre un nombre de mesures dans l’optique de lutter contre le gaspillage.

Avez-vous déjà visité les poubelles du Cameroun ? Savez-vous combien de tonnes de nourritures encore consommables sont jetées chaque jour ? Près de 1, 3 milliards de tonnes d’aliments sont gaspillées chaque année dans le monde selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FA0) ; des chiffres qui ressemblent, en terme de nourriture, à la production de l’Afrique subsaharienne. Ceci montre que l’on produit suffisamment, mais que la production mondiale est mal répartie ; car, on dénombre près d’un milliard de pauvres avec en moyenne, plus d’une personne sur 7 qui dorment affamées chaque jour, avec près de 20 000 décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année à cause de la famine. Le Cameroun, n’échappe malheureusement pas à cette règle. En effet, nous avons mené une petite étude non officielle et nous avons constaté l’horreur : pendant que d’autres se battent pour avoir un morceau de pain quotidien, d’autres,  préfèrent jeter au donner aux chiens ce qui peut nourrir une famille.

Le vivre ensemble

L’expression à la mode au Cameroun étant « Le vivre ensemble, » il se trouve par conséquent qu’il ne s’agit que d’un slogan. Comment peut-on parler de « vivre ensemble » en faisant fi des valeurs comme la solidarité ? Comment donc, dans ce cas, inviter ceux qui sont affamés à venir à la table pour la recherche des voies et moyens de ramener la paix actuellement dans ce pays qui traverse une période délicate de son histoire, avec ceux qui gaspillent ? Notre patriotisme et notre souci de « vivre ensemble » ne devraient-ils pas interpeller cette minorité de nantis et gaspilleurs ? Surtout en ce moment où de nombreuses familles venues du Nord-Ouest et Sud-Ouest sont devenus des exilés ou tout simplement des déplacés. Certains sont dans la rue. Les populations de certaines localités de la Région de l’Ouest ont doublé. « Ventre affamé n’a point d’oreilles » a-t-on l’habitude d’entendre. Il est donc temps d’agir, et d’agir ensemble, pour faire reculer l’égoïsme des privilégiés de la République, car la solution à nos problèmes actuels,  passe par  plus de solidarité.

Pourquoi donner aux chiens ce que les Hommes ne parviennent pas à manger ? Pourquoi mettre dans mon plat, ce que je ne peux pas finir ? Le partage réduit les déchets de cuisine, entraîne moins de pollution de l’environnement et réduit les effets néfastes du changement climatique ; il garantit la paix. Il est donc impératif de manger ce qu’il faut, mais surtout, plus urgent de partager avec les autres, notre nourriture. Ce serait là, le meilleur moyen d’implémenter le « Vivre ensemble » tant souhaité par le Chef de l’Etat Paul Biya. Il faut partager, répartir justement les fruits de la croissance pour que le « Vivre ensemble » ne soit pas seulement un slogan, ou alors, un vœu creux.

Guy Maxime Banyolack

 

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