Mouvements d’humeur : L’ANOSILPE saisit Emmanuel Macron et projète une marche le 29 septembre

L’association Nationale des Opérateurs du Secteur Informel Pour la Lutte contre la Pauvreté au Cameroun (ANOSILPE) dont les membres ont été victimes d’une scabreuse escroquerie depuis 2009 dans le fallacieux cadre de la coopération France-Cameroun, a saisi le Président Emmanuel Macron via l’Ambassade de France au Cameroun et a informé les autorités camerounaises de leur marche prévue le 29 septembre 2020 en direction de la Chancellerie française et du Palais de l’Unité.

Le Président de l’Association Nationale des Opérateurs du Secteur Informel Pour la Lutte contre la Pauvreté au Cameroun (ANOSILPE), Yimga Moussa et plusieurs de ses collaborateurs et membres ont, en date du 31 août dernier, saisi le premier Ministre Chef du gouvernement, Chief Joseph Dion Ngute pour l’informer de la marche qu’ils projettent le 29 septembre courant en direction de l’Ambassade de France et du Palais de l’Unité, et le Secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie, pour solliciter l’encadrement des éléments de la gendarmerie pour lors de la marche. Le 04 septembre courant, ils ont saisi le Président Emmanuel Macron pour lui faire connaître que la France a sa part de responsabilité dans cette escroquerie de plus de 4 milliard de francs cfa à 12 000 membres de cette association ; car ce sont.les armoiries de la France presentées à plusieurs reprises et même à l’hôtel Hilton de Yaoundé qui avait persuadé les victimes à s’y engager. Precisons aussi que cette marche était initialement prévue le 20 juillet dernier.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une escroquerie perpétrée par un réseau de mafieux qui opéraient dans le cadre d’une structure, PROGRAMME D’APPUI AUX ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT (PNEAAD) d’abord et PID ensuite, prétendument créée dans le cadre de la coopération France-Cameroun. Precisons qu’à leur siège comme dans leurs bureaux régionaux, les armoiries françaises étaient exposées de manière très visible. D’ailleurs, lors d’une de leurs cérémonies de remise de chèques aux bénéficiaires à l’hôtel Hilton de Yaoundé, il y avait non seulement plusieurs drapeaux français, mais des français à la peau blanche presentées comme des Representant de l’Ambassade de France au Cameroun.

Après avoir decouvert le pot aux rose, les victimes ont donné de la voix. Plusieurs manifestations ont été organisées à tel enseigne que le Chef de l’Etat a par instruction du 14 septembre 2014 adressée au Premier Ministre d’alores, Yang Philemon, de résoudre le problème. Malheureusement, le gouvernement est resté toujours de marbre jusqu’à ce jour. Ce qui a poussé les victimes, et particulièrement le Président Yimga Moussa, la Secrétaire Général Marie Thérèse Mfegue et le Chargé de mission Théodore Elouna à reprendre les manifestations. Après une manifestation devant le Premier Ministère, le Président et le Chargé de mission ont été incarcérés à la prison de Kondengui en détention administrative.

En outre, en date du 08 avril 2009, le Chef de l’Etat avait prescrit de consacrer 9 hectares de terrain à Mvog-Beti, précisément à Etetack pour la construction de 200 boutiques et le recasement des Acteurs du petit métier et 6 hectares au marché Mokolo toujours pour le recasement. Les Ministres des Petites et Moyennes Entreprises, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et le Ministère du Commerce étaient chargés de l’implémentation des dites instructions du Chef de l’Etat. Malheureusement, le très zélé Délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna aurait disposé de ces espaces à sa guise, au grand dam des victimes de l’escroquerie. Il aurait vendu ces espaces aux hommes d’affaires et aux camarades du parti des flammes ardentes.

La vie ou la mort

Le Président Yimga Moussa, Marie Thérèse Mfegue et Théodore Elouna ont vu de vertes et de pas vertes dans ce combat qu’ils mènent depuis plus de 10 ans : pourchassés, embastillés, enfants maltraités et empoisonnés. Malgré toutes ces maltraitances et intimidations, ces derniers n’entendent pas baisser les bras pour le grand bonheur des fossoyeurs des débrouillards. D’où l’initiative prise de saisir Emmanuel Macron comme François Hollande autre fois, pour qu’à défaut de rembourser aux victimes leurs dûs, la Ftance pèse de tout son poids pour que les victimes de l’escroquerie soient retablies dans leurs droits

A propos Léonard Fandja 586 Articles
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