La CABAG dit stop au commerce des espèces sauvages

La CABAG dit stop au commerce des espèces  sauvages.

C’est au cours de l’atelier de quatre jours organisé à la salle des conférences de l’hôtel franco de Yaoundé, le lundi 05 août dernier que, Central Africa Bushmeat Action Group, a tiré la sonnette d’alarme, en direction des pays de la sous région, Afrique centrale.
La situation est devenue très critique, celle des espèces sauvages dans la sous région de l’Afrique centrale. La rareté de plus en plus observée de certaines espèces pourtant familières, est à prendre au sérieux. Pour cause, la forte demande dans les métropoles. En famille, dans les restaurants et les différentes cérémonies, la viande d’animaux sauvages constitue le menu principal. Sa présence traduit même un certain prestige et confère un statut particulier. Seulement, cette ruée effrénée vers la consommation des espèces sauvages, ne va pas sans conséquence. Au-delà de la rareté des espèces, beaucoup sont entrain de disparaitre. Si cette mouvance est maintenue, que va-t-on laisser aux générations futures ?
C’est pour éviter une catastrophe que Central Africa Bushmeat Action Group, s’est insurgée et a pris à bras le corps ce problème, pour ne pas décimer les populations fauniques. Une considération qui demande, un changement radical d’attitudes et de préférences. Pour Francis Tarla, coordonnateur de la CABAG, « lors d’un séjour à douala, j’ai assisté à une cérémonie qui traitait des affaires forestières et je me suis demandé, pourquoi pas nous ? Puis cela devient réalité aujourd’hui. Nous aurions pu l’organiser dans un autre pays, donc je suis content de vous accueillir ici ». Pour consolider et donner du contenu à son action, Madame Nancy Gelman à la fois partenaire de la CABAG, activiste dans la lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages et la réinsertion des refugiés, a annoncé, le déploiement actuel par sa structure, d’un programme pour évaluer l’impact de la commercialisation des espèces sauvages sur l’environnement. Mais avant l’aboutissement de ce programme, il revient que, la sous région Afrique centrale en générale et le bassin du Congo en particulier, présente un tableau alarmant. Chaque année l’on enregistre, six millions de tonnes de viande de brousse prélevées dans ses forets. Toutes les espèces y passent. De l’éléphant jusqu’au porc-épic en passant par le pangolin, les grands singes et certains reptiles marins tels la tortue et le crocodile, la chasse est acharnée. Le vœu du coordonnateur pour cet atelier sera donc que, le plus grand nombre de la population soit sensibilisé sur les risques et l’impact sur notre écosystème, de la commercialisation excessive de la viande de brousse.
L’atelier du cinq au 8 août 2019 qu’organise la CABAG, connait la présence du Secrétaire General du ministère de la forêt et de la faune, du représentant de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, du représentant de US Fish and Wildlife Service et des participants venus des pays de la sous région Afrique centrale. Avant l’ouverture solennelle de l’atelier par le Secrétaire Général du Minfof, les participants ont eu droit à une séance d’échange, question de connaitre et de partager leurs expériences en la matière.

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