Insalubrité : Douala est-elle devenue une ville poubelle ?

Insalubrité : Douala est-elle devenue une ville poubelle ?

Le spectacle qu’offre la capitale économique du Cameroun  est triste.

Même si la ville de Douala n’a plus le monopole d’entrée au Cameroun, les autorités municipales et gouvernementales devrait mettre les bouchées double pour ne plus ternir l’image du pays aux yeux des étrangers qui  continuent d’entre au Cameroun par cette ville. En effet, cette ville qui est la vitrine du Cameroun est comparable  à un cadavre en état de putréfaction avancée. Les ordures sont à perte de vue ; que ce soit du côté de « village, » « Nyalla » ou même du côté du Port Autonome. Les chaussées et les trottoirs ne sont pas en reste. Les tranchées creusées pour l’agrandissement des routes sont devenues des lieux par excellence pour vider les poubelles. Les toilettes sont vidangées en plein jour dans les rigoles. Des odeurs épouvantables sont inévitables, donnant l’impression d’un fosses sceptiques laissées ouvertes. L’incivisme grandissant dans la ville ternit davantage l’image de la cité.

Et pourtant !

Le gouvernement ayant promis une accélération du processus de décentralisation, il importe que les autorités municipales et gouvernementales  travaillent dans une sorte de synergie pour sortir au plus vite la cité portuaire de cette puanteur avancée, surtout en ce moment où l’on s’apprête à accueillir la CAN TOTAL CAMEROUN 2021. Autrefois ville lumière et capitale économique, Douala est le centre névralgique du Cameroun et de l’Afrique Centrale ; elle se meurt inexorablement. Autrefois la ville de naissance de Son Excellence Albert Roger Milla était le théâtre de l’histoire, le lieu qui écrivait de manière spéciale l’histoire du Cameroun avec les leaders tels que Ruben Um Nyobe, Douala Manga Bell. Elle donne l’image d’une ville abandonnée sous des montages d’ordures ménagères qui par endroits plombent le ciel.  Les eaux stagnantes mélangées aux déchets parfois toxiques, sont partout ; et au regard des espaces occupées et de la profondeur des eaux, l’on pourrait dire qu’elles rivalisent avec certains lacs du pays. Loin de vouloir uniquement dénigrer le travail fait par les autorités en charge de la gestion de la cité, nous voulons tirer la sonnette d’alarme sur l’insalubrité de cette ville avant qu’elle ne fasse plus de dégâts car cette situation expose les populations qui d’ailleurs ont difficilement accès aux soins, à l’épidémie du choléra et bien d’autres maladies. Loin des discours politiques et flatteurs, il faut sauver Douala, et surtout venir en aide à toues les populations qui sont délaissées à elles-mêmes comme des brebis sans berger. Il faut de toute urgence, repenser la ville en trouvant des moyens efficients pour amener les populations à une prise de conscience rapide de ce que la situation actuelle de la ville est une calamité.

Guy Maxime Banyolak

A propos Léonard Fandja 560 Articles
Journal panafricain bilingue d'informations générales authentiques et favorables à l'émergence de l'Afrique. Notre slogan : " La version décolonisée de l'information." Organe de presse cybernétique basé à Yaoundé dans le 2e Arrondissement, Avenue John Ngu Foncha, rue 2391 - 155 ; face la maison du parti à Nkomkana.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Résoudre : *
10 × 24 =