Fête du 20 mai 2018 : Un bilan mitigé

Fête du 20 mai 2019 : Un bilan mitigé 

Le Cameroun a célébré sa fête nationale le 20 mai courant sur l’ensemble du territoire national en principe.

Alors qu’est célébrée chaque année, la fête de l’Unité nationale si chère à tous les citoyens les compatriotes de Son Excellence Albert Roger Milla, il faut dire que cette année, cette fête n’a pas suscité autant d’engouement que par le passé. En effet, cette 47e édition placée sous le thème : « Unité dans la diversité, atout majeur du peuple Camerounais dans sa marche résolue vers l’émergence » ravira la vedette en terme d’abstraction de certains leaders politiques qui auront choisi de bouder le rassemblement et la grande parade du boulevard du 20 mai ; à tort ou à raison, il faut donc se l’avouer, la situation de crise qui perdure et s’enlise dans les région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest impacte de façon déplorable l’unité nationale pour laquelle nos pères ont jadis combattu au prix de l’ultime sacrifice. Mais aussi, cette situation écorne le vivre ensemble si chère au Président Paul Biya qui s’en est fait garant. Voilà donc le pourquoi du comment la célébration de l’unité nationale cette année n’a pas été un franc succès malgré la très belle parade des militaires et autres forces de défense et de sécurité. La fête n’a pas été si belle il faut le dire, car la situation politique qui prévaut actuellement dans le pays ne s’y prête pas vraiment, et pour cause ! Certains leaders de l’opposition se trouvent à ce jour à la célébrer à la prison de Kondengui avec les incessantes menaces et sommation de l’Union Européenne et de l’ONU qui ne cessent d’interpeler notre gouvernement. C’est sans doute cette situation de crise qui n’a pas permis au Chef de l’Etat de profiter pleinement de la réception organisée dans la soirée au Palais de l’Unité. En effet, « L’homme lion » et son épouse « Dame lionne » ne seront restés que quelques 10 minutes dans la vaste salle des banquets, juste le temps d’un bain de foule et ils sont repartis comme pour signifier à leurs convives que l’heure n’est pas aux réjouissance populaires, mais au travail. Sinon, comment se réjouir quand une partie de sa famille est tuée, exterminée par ses propres enfants ? Cette fête de l’unité aura bien des interrogations sur la crise qui s’enlise avec un impact négatif sur le « vivre ensemble. » Il est temps de laisser les mots et les slogans pour adopter les actes et les actes fort positifs qui permettront à nouveau de réunir tous les enfants du pays car il en va de notre survie et de celle de toute la sous-région Afrique centrale.
Guy Maxime Banyolack

A propos Léonard Fandja 705 Articles
Journal panafricain bilingue d'informations générales authentiques et favorables à l'émergence de l'Afrique. Notre slogan : " La version décolonisée de l'information." Organe de presse cybernétique basé à Yaoundé dans le 2e Arrondissement, Avenue John Ngu Foncha, rue 2391 - 155 ; face la maison du parti à Nkomkana.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*