Crise anglophone : Les chefs traditionnels à pied d’œuvre

Crise anglophone : Les chefs traditionnels à pied d’œuvre  

Déterminés et jurant mordicus au nom de la paix et du vivre ensemble, les garants de la tradition sont descendus sur le terrain.

Au nom de la paix et du vivre ensemble national, les garants de la tradition (chefs traditionnels) venus des dix régions du Cameroun ont définitivement pris le chemin de la réconciliation à travers une caravane appelée « Caravane de la paix, » répondant ainsi à l’appel lancé à Batchenga en juin dernier . « Nous allons appeler les ancêtres au secours du Cameroun. » Cette déclaration forte est faite par sa majesté Dissake Mouangue , Chef Bonamoukouri-Bonakoua-Mouang (Canton Akwa à Douala). Point focal de la région du Littoral, le garant de la tradition et ses fils se disent prêts à accueillir la première étape ce week-end.

Point de presse

Face à la presse ce mercredi 31 juillet au Palais Dika Akwa, il est revenu sur le contexte et les raisons de cette initiative qui  est lancée le 22 juin dernier à Batchenga en présence des autorités traditionnelles d’Afrique réunies pour le Conseil Panafricain des Autorités Traditionnelles et Coutumières d’Afrique. « Si le leitmotiv est que le sang des Camerounais cesse de couler, il sied de relever que l’observation donne à voir une société en lambeau et déchiquetée. Le Cameroun, notre cher et beau pays fait l’objet, depuis quelques années, d’un théâtre inhabituel d’attaques terroristes, tribaliste avec péril sur le vivre ensemble ; ignominie des hommes politiques de tout bord, exode forcé des populations… » Face à cette triste et sombre réalité, les garants de la tradition ont décidé de rompre le silence et d’agir comme l’a expliqué le point focal de la région du Littoral. Après les travaux et la veillée préparatoire à la communion du samedi 03 août 2019, la journée du 04 août sera consacrée aux rites de fin de l’escale dans le littoral avec la grande parade des autorités traditionnelles et le rituel de consécration. «Le sol Camerounais ne doit pas se nourrir du sang de ses enfants » dixit une autorité traditionnelle prenant part à la rencontre. Les conséquences seraient désastreuses spirituellement et physiquement pour le pays tout entier, et pour les générations futures. Il est par conséquent plus qu’urgent désormais, de faire taire les armes et d’instaurer le dialogue.

Guy Maxime Banyolak

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