CAMAIR-CO : S’achemine-t-on vers un crash ?

CAMAIR-CO : S’achemine-t-on vers un crash ?

Après un échange de correspondances entre le Ministre des Transports, Président du Conseil d’administration de CAMAIR-CO et son Directeur Général, un Conseil d’Administration est convoquée le 05 septembre 2019.

Moins de six mois après sa nomination à la tête de la Camair-Co, le Directeur Général Louis Georges Njipendi Kuotu, n’est pas en accord parfait avec le Ministre des Transport, Président du Conseil d’Administration Ernest Massena Ngalle Bibehe, plongeant une fois de plus la société en zone de turbulence. Ce qui est le plus à craindre, est un crash à l’image de celui récent du Boeing d’Ethiopian Airlines il y a quelques mois. En effet, le Directeur Général a effectué des nominations du personnel qui n’est pas du goût du PCA. Celui-ci, en date du 20 août 2019, l’a rappelé à l’ordre en l’instruisant d’annuler purement et simplement les dites nominations. En date du 23 août 2019, le Directeur Général, dans une correspondance empreinte de respect il faut le signaler, a répond au PCA tout en justifiant ses décisions. Cependant, sans promettre à son PCA de s’exécuter. Le même jour, le PCA a convoqué un Conseil d’Administration pour le 05 septembre 2019 dans la salle des conseils à Yaoundé avec pour points à l’ordre du jour, l’examinassion de la situation financière,  et technique.

Contexte

A l’l’heure où les débat s’achoppent sur la contestation du Ministre d’Etat Secretaire Général de la Présidence de la République sur les nominations des PCA et DG par le Premier Ministre, voici venue l’heure des grands couteaux à Camair-Co. En d’autres termes, « voici venue l’heure du crash de Camair-Co.» D’après Ernest Massena Ngalle Bibehe, à l’installation de l’actuel DG de Camair-Co, il lui avait dressé une feuille de route : audit interne sur le plan des infrastructures, des ressources financières, matérielles et humaines, et de mettre l’accent sur le volet commercial. Cependant, dans sa réponse que je qualifie de courtoise mais empreinte tout de même d’hypocrisie, le Directeur Général Louis Georges Njipendi Kuotu ne fait pas allusion à cette feuille de route et préfère justifier son acte, en brandissant même les retombées de ces décisions : le chiffre d’affaire est passé de 341000 000 FCFA en mai 2019 à 937 000 000 FCFA en juillet 2019. Tout de même remarquable et appréciable. Cependant, là où les couteaux vont sortir, c’est que, le DG fait allusion aux articles 60 et 72  de la loi n°2017/011 du 12 juillet 2017 portant sur le statut général des entreprises publiques. En d’autres termes, il s’affirme comme un légaliste  de la pure espèce.

Dans le contexte actuel, il y a lieu tout simplement pour le peuple Camerounais réduit en spectateur, d’attendre le 05 septembre et de voir comment cela va se passer et de comprendre qui est soutenue par la Présidence de la République. Car comme nous l’avons toujours dit, ne sont pas toujours promus au Cameroun, les plus compétents, mais ceux qui appartiennent au réseau contrôlant véritablement le pouvoir ; le respect des textes étant tout simplement ignoré. Surtout que la Chambre des Comptes a recommandé de manière récurrente dans ses différents rapports, la relecture de certains textes régissant le contrôle et le jugement des comptes à l’instar de la loi N°2003/005 du 21 avril 2003 ainsi que l’élaboration des textes d’application de la loi N°99/016 du 22 décembre 1999 ; puis en 2007, le respect des dispositions tenant particulièrement à la mise en conformité  des statuts des entreprises du Secteur public et parapublic avec le droit OHADA  relativement à la durée des mandats et aux incompatibilités des différents organes sociaux qui jusqu’à ce jour ne sont pas pris en compte. Dernièrement, le gouvernement nous a enfin donné l’impression de prendre cela en compte. L’on attend tout simplement, et surtout dans ce contexte où le Premier Ministre, Chef du gouvernement doit, conformément à l’article 12 de la constitution «  Le Premier Ministre dirige l’action du gouvernement ; et son alinéa 3, stipule que le Premier Ministre exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils sous réserve des prérogatives reconnues au Président de la République dans ces domaines. »

Ce que nous souhaitons pour le 05 septembre 2019, c’est l’entente et la cohésion entre les dirigeants de la structure qui donne en permanence de l’insomnie à son personnel, et qu’ils puissent enfin avoir un tant soit peu à cœur de redorer l’image du peuple camerounais pourtant dynamique mais dont son élite brille toujours par une sorte de spectacle déshonorant.

Léonard Fandja

 

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