RUSSIE 2018 : L’utilisation de la vidéo fait de la FIFA la CPI

RUSSIE 2018 : L’utilisation de la vidéo fait de la FIFA la CPI

Le dernier match de poule opposant l’Argentine au Nigéria laisse transparaitre les intentions inavouables de la FIFA.

En 1990, lorsque le Cameroun avait inscrit le premier but du match des ¼ de finale de la coupe du monde Italia 1990 l’opposant à l’Angleterre, ceux qui ont encore la mémoire fraîche  se souviendront que, Thierry Roland le très grand Reporter sportif français déjà en retraite, avait presqu’en ces termes déclaré : « Oh là là ! Une équipe africaine en démi-finale ? Quelle catastrophe pour la FIFA qui va réaliser une perte au cas où cela se concrétiserait ! » Plusieurs décennies plus tard, les objectifs n’ayant pas changé (réaliser le maximum de bénéfice), il va s’en dire que les équipes des pays « pauvres » et parfois très endettés (particulièrement africain) doivent « mouiller » véritablement le maillot pour espérer une qualification aux 8e voire les ¼ de finale de la coupe du monde Russie 2018. Et pour cause ! Ils ne rapportent pas grand-chose en termes de revenus audio-visuels. Les 4 premiers étant l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Sur le plan local, la Premier League vient en tête avec 2,3 milliards d’euros pour 4 ans, suivie de la Bundesliga avec 1,159 milliard d’euros, la Serie A (Italie) avec 0,945 milliard d’euros et la Liga avec 0,883 milliards d’euros. A l’international, la Premier League trône toujours en tête, suivie de la Bundesliga, de la Serie A et enfin de la Liga. L’on parle ici en Milliard d’euros ! Imaginez ce que doit récolter la FIFA. En effet, le vainqueur empochera la rondelette somme de 32 200 000 euros ; le finaliste 23 700 000 euros, le 3e, 20 300 000 euros et le 4e, 18 600 000 euros. Chaque ¼ finaliste recevra 13 500 000 euros et chaque 1/8e de finaliste recevra 10 100 000 euros. Pour la participation au 1er tour, chaque pays recevra 6 800 000 euros.

Le Portugal qui est toujours considéré en Europe comme un pays pauvre comparativement à ses voisins immédiats, a pourtant le meilleur joueur du monde en la personne de Cristian Ronaldo. Ce qui pourrait justifier le fait que, malgré la présence de ce goleador,  le 25 juin, on a accordé un pénalty contre son club après avoir visionné une faute à la vidéo. Bien plus, Cristian Ronaldo est passé à côté d’une expulsion. Paradoxalement, l’Argentine qui s’impose sur le plan international par son développement économique dépuis des années malgré son taux de croissance déficitaire -2,3% en 2016, et aussi par son football, est quand même la nation de Lionel Messi, qui selon certains, serait le meilleur joueur au monde. Cette Argentine a, lors du match l’opposant au Nigéria, par son défenseur Rojo, commis la même faute que le défenseur portugais la veille ; et malgré la vidéo, l’on n’a pas décidé d’un pénalty alors qu’ici la faute était plus flagrante que celle de la veille. De quoi dire que la vidéo devient à la FIFA, ce que le Procureur est à la Cour Pénale Internationale.

Léonard Fandja

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