Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017 : Pourquoi en ce moment ?

Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017 : Pourquoi en ce moment ?

La cérémonie solennelle de présentation du rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017 a eu lieu le vendredi 28 décembre 2018 au Palais Congrès à Yaoundé.

Si l’on peut facilement dire que la programmation de cette cérémonie à cette date relevait surtout du souci du Réverend Dr MASSI GAMS et de son équipe de ne pas accuser plus d’une année de retard avant la sortie de ce rapport, il n’en demeure pas que l’inertie gouvernante au Cameroun n’aurait pas trouvé matière à se plaindre ; car le retard dans tous les domaines y compris la livraison des stades pour la CAN 2019 n’est pas un problème sous le RENOUVEAU NATIONAL. La preuve, malgré le retrait de l’organisation de la CAN au Cameroun depuis le 30 novembre 2018, aucune sanction n’est tombée.

Que voir dans cette programmation ?

Le contexte actuel au Cameroun est celui de l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement avec tout ce que cela comporte comme coups bas. Une fois de plus l’inertie confirme son règne avec cette attente qui dure depuis le 06 novembre 2018. L’on n’ignore pas les difficultés que les Institutions comme la CONAC ou la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) pour ne citer que celles-là, rencontrent pour fonctionner et sortir leurs rapports. La CONAC a pu sortir son rapport en ce moment ; en ce moment où il se dit par exemple qu’entre le Général Ivo (DSP) et Foe Ndi de l’Intendance de la présidence de la République, les relations son exécrables, ou alors que Louis Paul Motaze serait à l’origine des coups bas ayant retardé la livraisons des chantiers en cours pour la CAN, ou encore,  les publications indécentes sur les réseaux sociaux dont une sur l’ex Directeur de l’ENAM Medjana Linus Toussaint qui est jeté à la vindicte populaire avec une femme mariée Magistrat sortie de cette Ecole. Les cas sont légions pour illustrer ce qui se passe actuellement dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement. Vivement que le Chef de l’Etat siffle la fin de la récréation afin que les belligérants rangent leurs armes.

Le classement des plus corrompus

Le rapport donne une liste des ministères ayant pris une part active à la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017 et donne aussi celle des ministères et sociétés ou Institutions publics où la corruption a la peau dure. Il faut signaler en passant que la corruption à la gendarmerie est telle que ceux des gendarmes qu’on envoie dans les Régions du Soud-Ouest et Nord-Ouest et qui ne corrompent pas mettent plus d’un an alors que l’on doit être relevé après 06 mois. Les fils des pontes du régime qui ont confisqué les postes de responsabilité dans l’armée ne seraient pas envoyés là-bas.

Il ressort de ce classement que les ministères les plus corrompus sont : 1-MINMAP ; 2-MINFI (Services centraux) ; 3-MINJUSTICE (juridictions) ; 4-MINDEF (Gendarmerie) ; 5-MINTRANSPORTS ; 6-MINFOF ; 7-MINMIDT ; 8-IMPÔTS ; 9-DGSN (Police) ; 10-MINDCAF ; et vient ensuite la société para publique la plus corrompue : CAMTEL. Aussi importe-t-il de relever que de tous les hôpitaux au Cameroun, seuls 01 a envoyé un rapport d’activité de lutte contre la corruption : l’Hôpital Gynéco obstétrique de Yaoundé. Des Universités d’Etat, seule l’Université de Yaoundé 2 n’a pas envoyé de rapport d’activité sur la lutte contre la corruption. Par contre la seule Université privée à avoir envoyer le dit rapport est l’Université des Montagnes. Le Centre de recherche IRAD a envoyé son rapport. Sur plus d’une trentaine  d’entreprise publiques qui existent au Cameroun, juste 05 ont envoyé des rapports de leurs activités : la Société Nationale de Raffinage (SONARA) ; Electricity Development Corporation (EDC) ; l’Agence de l’Electrification Rurale (AER) ;la Cameroon Radiao Television (CRTV) et la Caisse d’Autonome d’Amortissement (CAA). La CONAC a félicité le Projet Memve’ele qui a fait part des actions qu’il mène pour juguler la corruption en son sein. Dans le secteur privé, la Business Coalition for Good Governance (BCGG) vient en tête ave de nombreuses actions menées en faveur de l’éthique dans le monde des affaires.

Pour tout patriote, la lutte contre la corruption doit être un combat de tout le temps et de tous les instants ; l’avenir de notre pays en dépend car des milliards sont orientés dans cette pratique « Qui veut aller loin doit menager sa monture. »

Léonard Fandja

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