Lutte contre la corruption : La BCAC forme les journalistes à l’éthique et la conformité

Lutte contre la corruption : La BCAC forme les journalistes à l’éthique et la conformité

L’ONG Business Coalition Against Corruption (BCAC) a organisé un Atelier de formation des journalistes sur l’éthique et la conformité à l’hôtel AZUR de Yaoundé le 18 mai 2018.

Selon Madame Matilde Malado Ndjebayi, membre du Comité Exécutif de la Business Coalition Against Corruption(BCAC), si le Cameroun tient à être un pays émergent à l’horizon 2035, la lutte contre la corruption doit être une affaire de tous et non du gouvernement seul. Même les gens à la mémoire courte n’ont pas oublié qu’en 1998 et 1999, le Cameroun occupait le très déshonorable rang de champion du monde de la corruption selon un classement de Transparency International. Certes le Cameroun n’occupe plus le 1er rang, mais il n’en est pas si éloigné malgré la création de la CONAC, du CONSUPE et de l’ANIF ; toutes ces structures et ministère dont la lutte contre la corruption est un des objectifs majeurs. Selon les Nations Unies, la corruption est un « crime » qui entrave l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Car en effet, toujours selon les Nations Unies près de 1000 milliard de francs CFA sont payés annuellement en guise de corruption alors qu’environ 2600 milliard de francs CFA sont détournés à travers la corruption. Les sommes ainsi perdues représentent environ 10 fois l’enveloppe prévue pour l’aide au développement.

Les journalistes

La BCAC dans sa lutte contre la corruption a pensé que les journalistes représentent une catégorie de travailleurs dont la contribution doit avoir un impact certain. C’est la raison pour laquelle une trentaine de journalistes ont, non seulement été formé à l’éthique et à la conformité, mais coachés pour s’approprier les techniques de lutte contre la corruption, et commencer d’abord à l’implémenter au sein de leurs structures avant de poursuivre cette œuvre dans leurs rapports avec les autres citoyens. Ils ont été invités à développer ce concept, le faire connaître du grand public et aider le gouvernement, les entreprises  et les organisations de la société civile à lutter contre ce « crime.»

Créée en 2011, la BCAC continue à se déployer de manière remarquable sur le terrain, et ce n’est pas la volonté exprimée par certains journalistes formés d’adhérer à la coallition qui le démentirait. Par ailleurs, l’on peut noter que sur 355 entreprises contactées, 210 ont rejoint la coalition ; 595 personnes ont été formées en 29 sessions à Douala, Yaoundé et Limbé ; 21 entreprises ont déjà ou alors sont en train de mettre en place leur code de conduite ; 18 entreprises ont bénéficié de leurs sessions de coaching ; tous leurs membres viennent des secteurs industriels pétroliers, miniers, énergétiques, banquiers et services. Au terme de la formation à eux donnée, il n’y a pas de doute que la Business Coalition Against Corruption a eu une bonne idée, et nulle doute que les journalistes apporteront un plus dans ce combat mené par le gouvernement contre la corruption.

Léonard Fandja

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