Le Timing du Chef de l’Etat du Cameroun est vraiment difficile à comprendre

Depuis un certain temps, le timing du gouvernement et du Chef de l’Etat suscite des interrogations sur l’évidence d’une réelle volonté du gouvernement du Cameroun à rechercher l’apaisement. D’abord le temps qu’il a mis pour convoquer enfin un grand dialogue national. Ce, après plusieurs années, plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun

Le temps que le gouvernement à travers ses Magistrats militaires de surcroît, ont choisi pour condamner le leader sécessionniste Ayuk Tabe et les autres membres se réclamant comme lui, de la république imaginaire d’Ambazonie. L’on a vu les conséquences sur le terrain. Surtout que même le Clergé Catholique du Nord-ouest qu’on soupçonnait à tort peut-être d’être de connivence avec ces ambazoniens avait déjà rallié la position du gouvernement pour appeler à un retour des enfants à l’école à la rentrée du 02 septembre 2019. La condamnation d’Ayuk Tabe a été prononcée à ce moment de la rentrée et plongeant une fois de plus, la Région dans une autre période d’incertitudes. Enfin le moment choisi par le Chef de l’Etat pour renouveler les Membres du Conseil d’Election’s Cameroon (ELECAM) alors qu’il vient de convoquer le grand dialogue national pour la recherche de la paix, de la justice, de la cohésion nationale et du véritable vivre ensemble. Ce d’autant plus que les camerounais attendent beaucoup de ces assises et notamment, des reformes du processus électoral qui maintient toujours le Cameroun dans une situation d’Etat rétrograde qui ne veut pas s’arrimer à la modernité dans le processus électoral. D’ailleurs, s’agissant du processus électoral, même la délégation des observateurs de l’Union Africaine à l’élection présidentielle d’octobre 2018, avait elle aussi, relevé la forte implication de l’Exécutif dans le processus électoral. La nomination des membres du Conseil d’ELECAM augure que le régime de Yaoundé n’entend pas lâcher du lest. Et dans ce cas, qui doit–on taxer de racical ?

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