L’adresse du Chef de l’Etat du Cameroun à la nation

L’adresse du Chef de l’Etat du Cameroun à la nation

Annoncée le samedi 06 septembre 2019, l’adresse du Chef de l’Etat Paul Biya à la nation a été reportée au mardi 10 septembre 2019, la veille de la commémoration des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis ou alors à 72 heures de la commémoration de l’assassinat du leader emblématique et historique du peuple camerounais Ruben Um Nyobe. L’annonce officielle de ce discours à la nation le lundi 09 septembre, a fait en sorte que celui-ci soit attendu comme la cérémonie de prestation de serment du Président Paul Biya le 06 novembre 1982 après la démission survenue le 04 du même mois de son prédécesseur, le Président Ahmadou Ahidjo. Chose rarissime, le Chef de l’Etat camerounais s’est adressé à ses compatriotes en dehors du 10 février et du 31 décembre. Car la dernière fois qu’il s’est adressé à ses compatriotes en dehors de ces dates traditionnelles, est en 2008 lors de la grève de la faim. Puisqu’il était évident que la crise dite anglophone occuperait la grande partie de ce discours, crise qui dure depuis 3 ans, nous pouvons dire que ce discours a battu tous les records d’audience. Toutefois, les appréciations divergent d’un individu à l’autre. Mais dans l’ensemble, au regard des réactions sur les réseaux sociaux qui sont devenus incontournables, il se dégage qu’une grande partie des camerounais est restée sur sa faim. Paradoxalement, le Cardinal Christian Tumi se dit satisfait par le contenu du discours du Chef de l’Etat comme certaines pontes du régime à l’instar du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale Grégoire Owona, du Gouverneur du Littoral Samuel Ivaha Diboua. Par contre, d’autres, et ils sont plus nombreux, estiment qu’ils sont resté sur leur faim. D’autres encore comme Haman Mana du Journal « Le Jour » pensent qu’il s’agit d’un remake des années 90 avec la Tripartite.

Les promesses

Pour ceux qui ne connaissent pas l’homme du 06 novembre et qui épiloguaient sur les décisions qui sortiraient de son discours, notamment ceux qui s’attendaient à la démission ou à un dialogue inclusif où toutes les couches pourraient être représentées, en ont eu pour leur compte. Le président a convoqué un dialogue où ne sont pas éligibles, ceux qui ont pris les armes contre la nation ; il a rassuré ceux qui ont pris les armes et sont encore en brousse qu’ils leur est tout simplement de déposer les armes sans craindre de représailles : « J’ai adressé une offre de paix aux membres des groupes armées en les invitant à déposer les armes et  à bénéficier d’un processus de réintégration dans la société. A cet effet, un Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration a été créé ; » il a annoncé les élections et promis la rigueur de la loi à ceux qui ont pris les armes et refusent de réintégrer la société ; le Premier et non lui, présidera la rencontre prévue à la fin de ce mois.

Le Cardinal Christian Tumi se dit satisfait pour la convocation de ce dialogue, et prêt pour le dialogue avec son groupe puisqu’ayant déjà préparé un document de 400 pages y relatives. Toutefois, il convient de relever que le Président n’a pas dévoilé comment seront désignés les participants à ce dialogue à venir, même s’il a par ailleurs déclaré que seuls ceux qui ont bénéficié des suffrages des populations peuvent parler en leurs noms. Si tel est le cas, il y a lieu de le regretter puisque l’immense majorité du peuple camerounais se plaint comme les observateurs de l’Union Africaine après les élections présidentielles d’octobre sur la forte implication de l’Exécutif dans le processus électoral camerounais. Car la révision du processus électoral, y compris la désignation des membres d’ELECAM et du Conseil Constitutionnel décrisperait à coups sûrs le climat d’insécurité qui prévaut en ce moment au Cameroun. Puisque nous sommes encore à quelques semaines de ce dialogue et que le Chef de l’Etat n’a dévoilé ni l’agenda ni le contenu du dit dialogue, une lueur d’espoir demeure. Si le Président a attendu qu’il y ait d’abord plus de 2000 morts comme le disent certaines organisations pour convoquer ce dialogue tant demandé, les camerounais doivent après tout contribuer à ce que jaillissent de ce dialogue, des résolutions qui ramènent la paix ; car comme le dit l’adage : « Il vaut mieux tard que jamais. »

 Léonard Fandja,                                      

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1 Comment

  1. Je crois que l Annonce du dialogue est deja une bonne chose ,mais cependant ns de la Diaspora aimerait savoir les criteres de participation , car la Diaspora va jouer un role majeur pour le development de notre nation .

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