Interview de Yana Mbenda Edimo

INTERVIEW DE YANA MBENDA EDIMO

Après la projection en avant-première de son film « HEMLE », en decembre dernier, nous sommes allés à la rencontre de Yana Mbenda Édimo, sa Réalisatrice pour nos lecteurs.
LVA : Yana Mbenda Edimo peut-elle se présenter à nos lecteurs ? 
YME (rires) je me considère comme une Artiste de la Vie qui a choisi de partager sa vision du monde à travers l’audiovisuel. Je suis Réalisatrice, Productrice et animatrice TV.
LVA : Quel est le message principal que vous voulez véhiculer à travers vos films et documentaires?
YME : On ne peut offrir que ce qu’on possède. La richesse de mes racines africaines est la seule chose à mes yeux qui mérite d’être partagée. Mes films et documentaires invitent donc à une exploration et une connaissance profonde de tous les aspects des multiples cultures africaines avec un accent particulier sur ma terre natale, le Cameroun.
LVA : Avez-vous reçu un appui du gouvernement pour vos productions ? Si oui, lequel ?
YME : Encore et toujours la même question ! Non ! Je ne reçois aucun appui. Je fait partie de ces personnes qui se demandent ce qu’elles ont fait pour leur pays et non ce que le pays fait pour elles. L’Etat a besoin de chacune de nos actions. Ce pays nous appartient tous, et à chacun de le construire. L’Etat ne peut pas tout faire.
LVA : Parlez-nous de votre film « HEMLE » qui vient d’être projeté à Yaoundé.
YME : L’aventure HEMLE à commencé il y a un an, en pleine forêt équatoriale ; mon équipe et moi avons usé de toutes nos énergies pour que ce film voit le jour. Malgré les difficultés multiples, nous avons pu partager l’histoire de cette princesse guerrière qui se bat contre vents et marées pour reconquérir ses terres. HEMLE est un voyage au cœur de l’Afrique avant l’esclavage. Permettez-moi de remercier toute mon équipe pour le travail abattu ; en particulier Philomène Nsizoa, Alphonse Talom et Steve De Souza. Les prochaines projections sont prévues dans les prochaines semaines.

LVA : Pourquoi avez-vous choisi de donner à la Culture camerounaise une place primordiale dans chacune de vos actions ? Particulièrement pour le festival SANKOFA que vous organisez chaque année ?
YME : Je ne dirais pas la culture camerounaise mais plutôt les cultures camerounaises. Ce pays est effectivement l’Afrique en miniature ; toutes les expressions culturelles des mondes noires sont présentes au Cameroun. Comment ne pas être fière d’être issue de cette terre ? Le festival SANKOFA est le lieu artistique que nous avons choisi pour valoriser et vivifier nos langues maternelles ainsi que toutes nos coutumes ancestrales. Le SANKOFA 2019 se prépare et nous réserve de belles surprises ; je n’en dirais pas plus (rires)
LVA : Que reservez-vous à votre public pour la nouvelle année 2019 ?
YME : L’année 2018 m’a donnée mes plus belles leçons de vie ; c’est donc avec beaucoup d’harmonie et de sérénité que je commence l’année 2019. Mon panier est plein de projets ; entre autres, un nouveau documentaire en préparation et la prochaine édition du SANKOFA. Je vous souhaite d’avoir une lumineuse année et que vos « hauts » vous donnent la force de supporter vos « bas ».

Interview réalisée par Prince Tchouta.

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