Insécurité au Mali et au Burkina Faso : Qu’attendent les Forces de l’ECOMOG ?

Soldiers of the Burkina Faso's Armed Forces carry the coffin of servicemen killed during an attack in Nassoumbou few days ago, at the cemetery in Ouagadougou on December 20, 2016. Mali's president said on December 20 he could let Burkina Faso forces pursue jihadist fighters when they flee across the border into his country, days after militants massacred 12 Burkinabe soldiers. Around 40 fighters attacked a base some 30 kilometres (18 miles) from the Burkina-Mali border on December 16 in what local authorities called the biggest ever jihadist attack on the army. / AFP PHOTO / Ahmed OUOBA

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le silence de l’ECOMOG face aux tueries qui sévissent en Afrique de l’Ouest est retentissant.

En 2010, lors de la crise postélectorale créée en Côte d’ivoire par les Ambassadeurs de France et des Etats-Unis appuyés par le Représentant des Nations Unies d’alors, il avait été demandé au Président élu Laurent Gbagbo de se retirer. Ce que ce dernier refusa de manière catégorique. Occasion fut donc donnée aux Chefs d’Etat membres de l’ECOMOG, la force militaire des pays de l’Afrique de l’Ouest, de bomber le torse en menaçant d’intervenir en Côte d’ivoire pour bouter hors de ce pays, le Président élu et reconnu par le Cour Constitutionnelle. Quelques années après, l’on vit encore les responsables de l’ECOMOG menacer d’intervenir en Gambie pour déloger le Président Yaya Jammeh. Aujourd’hui, les innocents, civils comme militaires sont tués par les djihadistes sans que les responsables de la Force militaire de la CEDEAO ne donnent de la voix. Plusieurs personnes ont même déjà poussé des cris d’alarme, mais les responsables sont restés de marbre. Plusieurs questions taraudent alors l’esprit de plusieurs africains : Qui est habilité à donner les ordres pour que les Forces de l’ECOMOG s’engagent dans les hostilités ? Est-ce un problème de financement ? En m’arrêtant à 2 questions, l’on peut dire que ce sont les Chefs d’Etat des pays concernés qui doivent de manière démocratique engager leurs Forces dans tout combat. L’argent étant le nerf de la guerre comme dit un adage, il y a lieu de dire que ces Etats-là ne veulent pas s’engager dans une telle aventure malgré la quantité de sang qui coule faute de moyen.

Sont-ils indépendants ces Chefs d’Etat ?

         Les faits donnent à constater que nos Chefs d’Etat ne sont pas des chefs indépendants comme Laurent Gbagbo, Mouamar Kadhafi, Moussa Dadis Camara ou Joseph Kabila pour ne citer que ceux-là. N’oublions pas cette déclaration fracassante de Moussa Dadis Camara devant Blaise Compaoré alors en mission commandée par la France en Guinée « La Guinée n’est pas une Sous-préfecture de la France. » C’était osé et le regard hagard de Blaise Compaoré, le négrier de service était là pour le confirmer. Ainsi donc, il est évident que lorsque les pays occidentaux et particulièrement la France qui est de manière unilatérale le porte-parole des pays africains en général et francophones en particulier à l’échelle internationale ne demande pas de s’engager, nos Chefs d’Etat ne peuvent pas se permettre le crime de lèse-majesté d’oser prendre leur engagement à s’engager contre les forces qui ne sont pas encore déclarées terroriste par la France et autres pays développés.

Retraite dorés pour services rendus

         Blaise Compaoré a été renversé par une foule en furie et a été accueilli dans un pays voisin au sien sans que cela n’émeuve la fameuse communauté internationale. Imaginez si cela avait été le cas d’un Joseph Kabila. Assurément qu’on l’aurait livré comme le fils de Kadhafi par le Niger ou Charles Blé Goudé par le Ghana alors que les principes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés le condamnent. Blaise Compaoré a même été adoubé jusqu’à bénéficier de la nationalité de la Côte d’ivoire. Imaginez si cela avait été le cas d’un Moussa Dadis Camara dont on a peur jusqu’à ce jour d’un retour au pays natal. Blaise Compaoré a rendu énormément service aux Colons au point qu’il peut se la couler douce comme c’est le cas sans que Rfi et France24 ne passent des mois à en parler toutes les 30 minutes sur leurs antennes. Même après l’alternance survenue en République Démocratique du Congo, Rfi et France24 n’ont pas arrêté l’acharnement sur la RDC. Puisse l’Union Africaine se saisir du dossier et démontrer si elle au moins peut s’affranchir de la tutelle occidentale caractérisée par la domination politique par les moyens financiers ? Que les Chefs d’Etat Africains sortent de leur léthargie et donnent de la voix pour voler au secours de nos frères Maliens et Burkinabès en difficultés.

Léonard Fandja,                                      

Directeur de la publication                                        

Les visages d’Afrique (www.lesvisagesdafrique.online)   

B.P.13 039 YAOUNDE                                             

Nkomkana, sis face la maison du parti                                                              

www.facebook.com/lesvisagesdafrique/                       

YouTube : Les visages d’Afrique TV

Whatsapp ; Imo ; Telegram, Linkedin, Messenger, Twitter, : (00237) 662 26 39 35 / 679 76 72 65 / 699 83 16 57  

A propos de Léonard Fandja 406 Articles
Journal panafricain bilingue d'informations générales authentiques et favorables à l'émergence de l'Afrique. Notre slogan : " La version décolonisée de l'information." Organe de presse cybernétique basé à Yaoundé dans le 2e Arrondissement, Avenue John Ngu Foncha, rue 2391 - 155 ; face la maison du parti à Nkomkana.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Résoudre : *
13 + 3 =