Grand Dialogue National : Déclarations et Contributions des Commerçants

Grand Dialogue National : Déclarations et Contributions des Commerçants

                Les Leaders des Commerçants du Cameroun qui négocient depuis 30 ans sur les questions de leur secteur d’activité, ont donné de la voix en termes de Déclaration et Contributions pour la recherche des voies et moyens devant conduire le Cameroun à plus de justice, malgré le fait qu’ils ont été ignorés par les organisateurs de ce grand dialogue national. Ces derniers par exemple déplorent qu’ils sont devenus les vaches à lait des Fonctionnaires camerounais, victime des abus de toutes sortes. Nous vous proposons in extenso les dites Déclaration et Contributions.

Léonard Fandja

REPUBLIQUE DU CAMEROUN

REPUBLIC OF CAMEROON

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    PROMO-PME

Association Camerounaise pour la Promotion Economique des PME et PMI

Autorisation N° : 0455/RDA/J06/BAPP du  11 juin 2003

Siège Social : Yaoundé

BP : 14 122 Yaoundé TEL : 237 670 91 51 81/699 88 93 23 / 222 67 05 84 :  Email ; promopmei@yahoo.com

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Association Nationale des Exploitants à la Sauvette du Cameroun

Autorisation N°71/MDDA/C19/BAPP du 30.04.92

Siège Social : Douala

Direction Administrative : Yaoundé

BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Paix – Travail – Progrès  

 « On est d’abord petit avant d’être grand »

B.P. : 14.122 Yaoundé      Tél. : 670 91 51 81 / 699.88.93.23    E-mail. : anescam@yahoo.fr

GRAND DIALOGUE NATIONAL

DECLARATION DES COMMERÇANTS

Ceux opérateurs économiques, créateurs de richesses, se considèrent comme les enfants pauvres du renouveau.  Cette franche,la plus importante de la population active ne bénéficie d’aucune attention de la part des officiels. Elle est considérée par ces derniers, telle une vache à lait.  Les commerçants n’ont aucune protection de la part de l’état, ils sont des laissés pour compte.

Tout  le monde sais que nous sommes déjà dans le village planétaire et en plein dans l’ère du numérique, sauf les autorités Camerounaises. Ils refusent de s’arrimer à la nouvelle donne et continuent à conserver les anciens logiciels dans leurs têtes. Le régime du renouveau n’anticipe jamais, il est toujours en train de subir.  Les commerçants considèrentles autorités Camerounaises, comme leurs bourreaux, qui leur poussent à la faute aux fins de spolier leurs argents.

Les commerçants disent avoir enfin compris pourquoi, plus de trente ans après les réductions des salaires, les fonctionnaires Camerounais ne se sont jamais syndiquer pour revendiquer une hausse de salaires. Mais  curieusement,  ils sont devenus plus riches que les opérateurs économiques du privé. Ils ont bluffé les familles au point où, chacune rêve avoir un enfant fonctionnaire.

QUELLES SONT LES CHANCES DE REUSSITE DU GRAND DIALOGUE NATIONAL  GERE PAR DE TELS FONCTIONNAIRES ?

Eu égard aux résultats des grands projets d’Etat, géré par les autorités Camerounaises, il y a lieu de craindre un nouveau fiasco. Plusieurs indices viennent déjà conforter les sceptiques.

Pour rester fidèle à leur logique de carriérisme sans scrupule, ils ont créé le cafouillage administratif sur la gestion des fonds alloués à la consultation. Les frais de transport étaient remis à la tête des invités.

Pire encore, au niveau de la sélection des organisations à consulter, l’on a vu de la prestidigitation.  Au niveau des OSC (organisation de la société civile) des associations qui ne fonctionnent plus, ont été ressuscitées et préférées à celles qui sont constructives et visibles sur le terrain.

 Plus grave chez les commerçants, l’ANESCAM et  PROMO-PME qui font les travaux de cabinet et de militantisme non-stop, dans le secteur depuis 1990 et, qui sont actuellement en pourparlers chez le Premier Ministre (cabinet du SG), n’ont reçu aucun coup de fil les invitant. Ces associations pionnières sont présentes partout où l’on traite des questions du secteur au Cameroun et même à l’international. Ces fonctionnaires ne loupent jamais l’occasion de se faire pleine les poches, quelques soient les instructions du chef de l’état. Leurs intérêts passent avant tout. Les méthodes appliquées par les institutions sérieuses pour rencontrer les OSC qui ont un fonctionnement établi est très simple, elles s’adressent généralement aux ministères sectoriels, FNE, Chambre de commerce etc. C’est ainsi que l’ANESCAM et PROMO-PME ont établi des relations avec des partenaires internationaux du Cameroun et de l’étranger.Cette attitude des fonctionnaires mène le Cameroun à vau-l’eau, puisque le fonctionnaire influence dans tous les secteurs de la vie des citoyens.

En mettant les pieds dans le plat, nous disons que la duplicité qui caractérise les relations entre l’administration et le politique a neutralisé tous les secteurs de la vie au Cameroun. Le système a transformé l’anormal en normal, toute personne qui veut respecter les normes est combattue.

Si le Cameroun se trouve aujourd’hui dans la crise du Nord-ouest et du Sud-ouest, c’est une fois de plus à cause de cette duplicité des fonctionnaires, qui veulent tous faire du plat à leur hiérarchie. C’est ainsi, qu’ils sont toujours en train de vouloir démontrer à leurs hiérarchies qu’ils contrôlent la situation. Ils ont créé un climat de terreur dans l’administration au point où, tout agent qui ose présenter une triste réalité, est taxé d’opposant au régime. Et du coup, il se trouve dans une position éjectable. Pour  le cas du NOSO, cette duplicité a été entretenueet soutenue par les bluffeurs et thuriféraire du parti au pouvoir, qui écument les média pour des raisons de positionnement ou de protection, car certains sont des délinquants à col blanc. Au Cameroun, les bluffeurs ont le dessus sur les bosseurs, il se dit que les nains y gèrent les géants.

Les faits historiques ci-après ne peuvent-ils pas nous laisser sceptiques pour ce qui est de l’après Dialogue ? 

  • Le passage du vent de la perestroïka en début des années 90, avait ravagé beaucoup de vies humaines et, avait fait frémir les gouvernants Camerounais et au point où, ils se préparaient déjà au changement
  • En suite vînt la tripartite, où les vrais opposants avait réussi à arracher une modification de la constitution

Mais les politiciens qu’appuyaient les agents de l’état, ont réussi jusqu’à nos jours, la prouesse d’hypnotiser le peuple qui s’était levé comme un seul homme pour revendiquer le changement, au point où il a mis son combat en veilleuse.

Tous les secteurs d’activités sont plombés, aucun corps de métier ne peut se déclarer bien portant. Aucun  corps de métier n’arrive toujours pas à se doter d’un  statut consensuel.  La curiosité vient du fait que les fonctionnaires qui se déclarent être les mal payés, défendent le statu quo bec et ongle joints.

Cette situation est vérifiée tant chez les francophone que chez les anglophones, d’où vous conviendrez avec nous que le véritable problème du Cameroun est de mettre à niveau les fonctionnaires et les politiciens.

Puisque nous constatons que,soixante ans après les indépendances, les pays africains colonisés par la France ne décollent toujours pas,  parce que l’on les  a remis  aux mains de ceux qui ne voulaient pas de cette indépendance. Par analogie, nous posons la question de savoir, ce qu’on  peut attendre d’un dialogue, dont les participants sont en majorité ceux qui ne le voulaient pas. Pire  encore,  ils se sont évertués à démontrer au public qu’il n’y a pas de problème anglophone. Pendant qu’à l’assemblée Nationale, la majorité obèse  (députes du parti au pouvoir) refusait de mettre ce problème à l’ordre du jour.

Donc, vous conviendrez avec nous que, quelques soit la forme de la république et les mesures prises, tant que l’on ne mettra pas ces fonctionnaires  à niveau, l’on retombera dans les mêmes travers.  Sur le plan sociétal, les dégâts causés par ces fonctionnaires sont considérés tels des blessures inguérissables. D’où nous disons qu’il faut laisser les habitudes du cosmétique qui ont cours chez nous  et, opter pour une thérapie de choc. C’est à ce prix que l’on peut éviter les violences de tout bord qui menacent le Cameroun pour les prochaines années. 

Ces fonctionnaires, restant fidèles à  leur logique des militants du parti au pouvoir, ont encore invité au grand dialogue national les simulacres de structures liéesà eux et, ont esquivécelles capables de les confondre, malgré le caractère d’extrême urgence de cet événement.

Qu’à cela ne tienne, le commerçant étant celui qui est le plus tenu par le résultat et, effectuant un métier qui ignore toute discrimination qui n’est pas un frein pour sa production, il se place toujours au-dessus de tout clivage social pour maximiser son bénéfice. Ce qui est bien illustré par le leitmotiv du commerçant qui dit que  «  l’argent n’a pas de parti »

Ceci étant dit, les commerçants réunis au sein de l’ANESCAM et de PROMO-PME se retournent vers Dieu Tout Puissant, pour lui demander d’opérer un miracle, pendant et après ce grand dialogue, afin que les participants secouent le joug et défient l’épée de Damoclès suspendu sur leur tête. Ils doivent penser aux misérables de tout bord, à l’intérêt général et à la paix positive que nous recherchons au Cameroun. Les commerçants attendent de ce dialogue, la libération et la renaissance du Cameroun.

NB : nous sommes capables de proposer une stratégie directrice de mise à niveau pour les fonctionnaires camerounais

Vous  trouverez en annexe,

  •  le fac-similé de la contribution remise lors des consultations au Premier ministère
  •  l’interview du président national parue dans le journal mutation du 05 juillet 2019

 YAOUNDE LE, 1ER OCTOBRE 2019               

  Pour les commerçants

Jean Jacques YATCHA

Le Président National

  • Membre de la Chambre de Commerce
  • Membre de l’Observatoire National de l’Emploi
  • Membre du Comité de Pilotage de la Stratégie du MINPMEESA
  • Consultant en développement communautaire et du secteur informel
  • Conseiller en normes et qualité

CONTRIBUTION DES COMMERÇANTS AU GRAND DIALOGUE NATIONAL DE 2019

INTRODUCTION

Après plus de 30 ans d’activités syndicales dans le secteur du commerce, les leaders qui ont gravi toute l’échelle, allant du plus bas niveau au sommet, produisent  ci-après les fruits de leur longue expérience. Il est préférable d’accorder  une attention particulière à ce qui est dit, car c’est la voix des personnes qui expriment ce qu’elles ont vécu dans leur chair. Cette contribution vise à aider à la recherche d’une paix positive (paix soutenue par les lois et la justice) au Cameroun.

DEVELOPPEMENT

Le Cameroun, pays  de l’Afrique  équatoriale,   fut déclaré indépendant le 1er janvier 1960. Mais sa partie occidentale, colonisée par l’Angleterre, le fut en octobre 1961. Les deux parties ont convolé en justes noces, sous forme de deux états fédérés, jusqu’en 1972 lorsqu’après un référendum, le peuple accepta de modifier la forme de l’état, d’où la république unie du Cameroun. Pour harmoniser les choses, le système anglo-saxon appliqué dans la partie anglophone, s’est progressivement commué en celui des francophones. C’est ainsi que la CommonLaw fut progressivement remplacer par les textes hérités de la colonisation française.

Mais  jusque-là, les choses allaient pour le mieux, il y avait une amélioration palpable des conditions de vie des camerounais.

S’il est vrai que depuis  1960, nous vivions dans la dictature, il faut aussi reconnaître qu’il y avait une discipline au niveau de l’administration, toute faute commise était sévèrement punie.

En 1982, le premier président de la république démissionna, à la surprise de tous. Et ce fut son remplaçant constitutionnel, le premier ministre qui devint président.

Le nouveau président, moulé dans l’ancien système, où la discipline était de rigueur, avait présenté un programme alléchant avec un nouveau concept de rigueur et moralisation. Il avait produit des améliorations palpables dans plusieurs secteurs tels que, l’éducation (plusieurs établissements crées), le sport, le social et la santé.

A la fin des années  80, le nouveau président sous le prétexte d’une  crise mondiale,  avaitprocédé à deux réductions de salaire, pour un global de 70% de réduction.

Pour la petite histoire, certains thuriféraires  ont envoyé des motions de soutien au chef de l’état après la première coupe, et environ un an après, c’était une nouvelle coupe plus grande. 

Et ce qui était marrant, c’est lorsque les bulletins de salaires sont sortis, certains d’entre eux ont déclaréqu’ils croyaient à une discrimination des soutiens du chef de l’état.

Ce  qui a paru curieux, est le fait que, dans  tous les  corps de métier de l’état, l’on n’a pas vu un seul mémorandum apparaître, mais  Ils ont réussi à transformer l’état en leur fonds de commerce. Et, comme des gangs bien organisés, ils ont pris les recettes de l’état et les usagers en otage. Pour bien huiler leur machine et endormir le contrôle de l’état, ils ont réussi la prouesse d’instaurer une administration qui représente le parti au pouvoir, au lieu de représenter l’état. A ce niveau, ils sont tous devenus militants, sympathisants ou personnalités ressources du parti au pouvoir. Ceci étant, leur sport favori se constituait désormais des activités ci-après : la délation, le militantisme politique, le détournement des fonds publics et le braquage des opérateurs économiques (système des pourcentages et retro- commission).

Ils ont tous ce que  nous appelons le virus du décret. L’avatar déclenché en eux par le décret. Le principe de la continuité de l’administration ne les concerne pas. Ils sont incapables de s’entendre pour proposer aux politiques  des solutions techniques au problème de la société, aux fins de rendre notre administration compétitive. Ils ne projettent pas le pays dans dix ans, vingt ans et plus. Vous voyez pourquoi la retraite est un cauchemar pour eux. Nous pouvons vous parler en longueur de journée des freins que ces Camerounais représentent dans le développement économique de notre pays. Regardez tous les  programmes d’appui que l’état a mis sur pieds depuis vingt ans, c’est des milliers de milliards de nos francs, qui y sont engloutis pour quel résultat. Vous comprenez pourquoi nous sommes excédés. Tous les secteurs d’activité sont maintenus dans la précarité, pourtant les solutions durables sont proposées par les hommes de l’art, il suffit de trouver les personnes qualifiées.

 La majorité des pays émergents dans le monde ont fait recours à la gestion participative et ils ont véritablement appuyé le secteur privé. L’administration ne fait pas le jeu du chat et de la souris avec le secteur privé, ils sont des partenaires.

Mais malgré cet environnement plein d’écueils, nous avons toujours saisi des opportunités que nous proposaient des partenaires nationaux et internationaux pour éduquer nos membres, sur les plans humanitaire, juridique, social et économique. C’est le maintien de la discipline qui est devenu une voiture difficile à garer, puisque les infrastructures d’accueilsont obsolètes et insuffisantes.

Si nous parlons des appuis institutionnels et autres, vous  constaterez que là-bas, les fonctionnaires ont institué un style fondé sur la magie d’un procédé hypnotique, c’est-à-dire de l’incantation.  Des milliers de milliards des fonds de  notre budget et des bailleurs internationaux y sont engloutis. Tous les programmes d’appuis social et économique ont échoué durant les vingt dernières années. Les fonctionnaires, gestionnaires de ces programmes, se voyant en terrain conquis, ont hypnotisé les bénéficiaires, au point où ces derniers acceptent allègrement de jouer les figurants. Les fonds sont contrôlés à 95% par les fonctionnaires, la cible ne maîtrisant que  le reste. Ce phénomène existe sur toute l’étendue du territoire national,  même dans les secteurs de l’agriculture, pèche et de l’élevage.

Un constat que nous faisons aujourd’hui, après trente ans de collaboration avec le gouvernement est que, les programmes gérés par les non- fonctionnaires ont des résultats bien meilleurs. Un  exemple est celui du fonds national de l’emploi (FNE). Leurs appuis arrivent à destination, vous trouverez dans tous les coins du pays des  citoyens ayant développé leurs niveaux de vie grâce aux appuis du FNE. Dans le cadre de nos associations professionnelles, nous avions bénéficié des formations de qualité, financées par le FNE. Nous n’avions pas compris pourquoi, lorsque les fonds PPTE étaient mis à disposition, l’état du Cameroun, au lieu d’évaluer et développer le FNE, avait laissé ses fonctionnaires créer des multiples programmes d’appuis aux chercheurs d’emploi et promoteurs de PME, dans le même secteur. Subitement, chaque ministère a eu son programme de financement, comme en témoignent les cas ci-après :

  • Le ministère de la jeunesse avec son programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (PAJER,U)
  • Le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, tutelle du FNE, avec son Programme Intégré d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel (PIAASI)
  • Le ministère des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, avec PACD
  • Le MINADER en a eu plusieurs dans les différentes filières qui sont sous son contrôle 
  • Et bien d’autres

Pour le cas du ministère des PME,  dès que les caisses du PACD ont tari, ils ont eu l’ingénieuse idée de repeindre la plaque en remplaçant le nom par APME entendu, Agence pour la Promotion des PME. Restant fidèle à leur logique, le Directeur Général a esquivé   les leaders qu’il a vu collaborer avec leur ministère depuis  1990, pour  produire sa part d’équipe de travail. Ces leaders laissés à la touche, estiment qu’ils sont mieux outillés  pour servir de relai dans les actions allant dans le sens de l’amélioration des cadres et des conditions de vie des PME.

Ils estiment aussi que, pour la formation d’un véritable entreprenant au Cameroun,  les théories importées sont certes importantes, mais il faut aussi une bonne dose de théories empiriques, adaptables à l’environnement des affaires au Cameroun.  Pour  étayer leur propos, qui veut qu’ils constituent un centre de ressource pour PME, qui fonctionne comme une pépinière et un incubateur, ils présentent l’argument ci-après :

La majorité (90%) des promoteurs de moyennes et grandes entreprises Camerounaise qui tiennent longtemps, sont issus des petits métiers de rue.

Quelques exemples,

  • Promoteur NJEUGA PALACE, vendeur à la sauvette à la SCB centrale de Yaoundé
  • SNOB BAZAR, vendeur à la sauvette au marché central de Yaoundé
  • FOKOU,  livreur de tomate au marché de mokolo
  • NIKI pousseur au marché de mokolo
  • CONGELCAM, vendeur de  livres d’occasion au marché MVOG Mbi de Yaoundé
  • Dovv , vendeur à la sauvette au marché de mokolo à Yaoundé
  • NOUGUYMA, vendeur à la sauvette au marché de mokolo
  • DOUALA PAS CHER, vendeur de vêtements à la sauvette à DOUALA
  • SOACAM (savon AZUR),  boutiquier à la briqueterie à Yaoundé

Vous convenez avec nous que, ceux qui sont venus avec des théories d’école uniquement ont connu bien de difficultés.

Dans les années 90, nous avions commencé à claironner pour attirer l’attention du gouvernement de ce  que l’arrivée massive des jeunes issus de l’université, des zones rurales et les déflatés du secteur formel, devenait déjà problématique. Ceci était la conséquence de la crise économique des années 80. Les entreprises compressaient leurs personnels, lorsqu’elles ne fermaient pas, d’où la montée de l’’exode rural vers les grandes métropoles. Les autorités n’ont pas pris nos propositions en compte.  Nous  sommes revenus à la charge au cours des années 2000, lorsque nous constations que nos métropoles étaient surpeuplés des jeunes qui fourmillaient en longueur des journées, à la recherche du pain quotidien. Cette fois ci, nous proposions au gouvernement que, pour décongestionner nos centres villes, il fallait construire plusieurs routes secondaires pour un globale de cinquante kilomètres et une cinquantaine de ponts pour désenclaver nos quartiers à Yaoundé. Ceci inciterait bien de jeunes à installer leurs entreprises respectives au niveau de leurs quartiers respectifs.

Pour réduire l’exode rural, nous proposions au gouvernement de construire des infrastructures et structures plurifonctionnelles au niveau des petites villes aux fins de contenir les jeunes et détecter des talents.

Vous faisant grâce de nos péripéties au cours des trois décennies de combat pour l’amélioration des conditions et cadres de vie des acteurs du petit métier au Cameroun, nous vous disons ce qui suit :

Comme résultat, nous avons constaté que :

  • L’administration Camerounaise est devenue l’une des moins compétitives
  •  les agents de l’état devenaient plus riches que les opérateurs économiques, contrairement à la norme sous d’autres cieux.
  • Aucun corps de métier ne connaît de prospérité au Cameroun

Comme conséquences :

  • Le manque de compétitivité de notre administration nous a empêché de produire les impacts attendus, malgré les sommes faramineuses acquises après l’atteinte du point d’achèvement PPTE
  • Ces nouveaux riches inattendus et non préparés affichent désormais des comportements empreintes des tares et avatars
  • Les textes ne sont pas appliqués et les mesures prises pour la relance économique restent toujours au stade des slogans
  • Toutes les familles veulent avoir des enfants fonctionnaires et, l’entrée dans les écoles de formation de l’état s’est transformée en un composteur bien complexe, où il fallait avoir le ticket et non la compétence pour y accéder.
  • Cette situation a formaté l’esprit du fonctionnaire et de l’agent de l’état, au point de développer des réflexes conditionnels, qui l’amène  toujours à chercher son intérêt personnel avant celui de l’état
  • Les Camerounaisdans une large majorité sont prêts à se lancer dans une aventure à l’étranger, parce qu’ils ont perdu espoir en leur avenir

De ce qui précède, nous voulons montrer que, en un mot comme en mille,

Le problème  Camerounais c’est le fonctionnaire

Quelques soient les mesures prises, tant que le fonctionnaire Camerounais ne sera pas mis à niveau, nous ne sortirons pas de l’ornière.

L’administration étant l’état, nous disons que le fonctionnaire est au centre de la vie de tous les citoyens

Nous estimons que l’administration devrait aider le politique à prendre des décisions qui respectent les normes scientifique et technique, en évitant toute duplicité.

Ceci étant,  nous formulons les recommandations ci-après, aux fins de contribuer à la recherche d’une paix positive au Cameroun

  1. Le Cameroun doit se mettre à niveau sur le plan politique en se dotant des institutions fortes
  2. Le Cameroun doit se doter des institutions de suivi évaluation  administratives, animées entre autres par des experts en normes et qualités aux fins de rendre notre administration compétitive
  3. que le gouvernement applique franchement ses textes et lois
  4. que les Camerounais trouvent une méthode thérapeutique capable d’assainir l’image de l’administration et des grandes écoles de l’état, aux fins de mettre la jeunesse en confiance avec elle-même et avec leur avenir
  5. que le gouvernement prenne des dispositions  pour dissuader toute velléité de détournement de deniers publics et d’enrichissement brutal, tout en rehaussant les salaires des fonctionnaires et de ses agents
  6. Qu’ils soient institués des plates-formes de gestion participative au niveau des municipalités
  7. Que le gouvernement mette sur pied une véritable politique de l’habitat et des logements sociaux

CONCLUSION

Eu  égard à la situation présentée ci-dessus, nous estimons que l’objectif réaliste n’est pas d’éradiquer les problèmes que rencontre le citoyen camerounais, ni de réduire à zéro  au niveau populationnel le nombre des    abus et malversations  à un horizon lointain.

Mais,  notre contribution s’inscrit plutôt dans une approche de sélection de véritables modèles. celle-ci a pour but d’offrir à chaque citoyen la possibilité d’utiliser plus de moyen, de s’appuyer sur un système robuste de production et de se donner plus de chances de se faire connaître au niveau national, à travers ses compétences et son talent. La grande majorité des jeunes camerounais veulent savoir s’ils ont tous les mêmes  chances de réussite dans leur pays. Ceci est très important pour prétendre instaurer une paix positive et avancervers une émergence certaine. 

Yaoundé le 18 septembre 2019

Pour les commerçants

Jean Jacques YATCHA

-Le Président National

  • Membre de la Chambre de Commerce
  •  Membre de l’Observatoire National de l’Emploi

         Membre du Comité de Pilotage de la Stratégie du MINPMEESA

  • Consultant en développement communautaire et du secteur informel

   –  Conseiller en normes et qualité

                                                               …..

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