Enquête : La jeunesse Camerounaise aux abois

Engluée dans un marasme historique et indescriptible la jeunesse       « fer de lance» entre drogue et sectes pernicieuses.

L’emploi des jeunes dans le monde ne s’améliore pas , selon la dernière étude faite par l’Organisation Internationale du Travail(OIT) en 2017 :  trois (03) jeunes sur quatre (04) travaillent dans le noir avec un peu plus de 71millions de femmes et d’hommes qui sont ainsi concernés . Même s’il existe de fortes disparités régionales, dans l’ensemble, les jeunes dont l’âge varie entre 15 et 24 ans sont confrontés à un taux de chômage élevé, au travail au noir et à la précarité. Selon les chiffres publiés par l’OIT, 13.1% de jeunes dans le monde sont au chômage, tandis que 77% travaillent au noir, ou occupent des emplois non déclarés, surtout dans les pays pauvres ou en développement où la quasi-totalité des jeunes (97%) travaillent sans contrats. Ces emplois sont pour la plupart, familiaux, dans l’agriculture, la santé, le bien-être, la restauration… et 22% de jeunes sont sans formation. La jeunesse au Cameroun n’échappe pas à cette dure réalité.

Quel discours pour redonner confiance à la jeunesse ?

                                        En effet, selon une étude menée en 2016 au Cameroun le sous-emploi est évalué à 75.8% avec un taux de chômage de 27% ; des chiffres révélés par le ministre de l’emploi de l’époque, au cours d’une conférence. Ainsi, selon cette source, le taux de chômage jeunes au sens du BIT est plus élevé (6%) que celui de l’ensemble de la population (3.8%). En milieu urbain ce taux de chômage est plus élevé chez les jeunes ayant suivi un cursus académique général que ceux ayant suivi un cursus technique ou professionnel tant chez les jeunes filles que chez les garçons. Notre source indique que 41% des actifs n’ont jamais été à l’école, et parmi les 49% ayant été à l’école 45% n’ont qu’un niveau primaire, 3% dans l’enseignement secondaire et seulement 1% dans le supérieur. Ce qui fait que la population active est très dangereusement mal qualifiée. Dans quelques jours sera célébrée, la 38ème édition de la fête de la jeunesse au Cameroun et le Chef de l’Etat comme chaque année prendra la parole pour son adresse à la jeunesse, laquelle lui étant très chère selon ses propres dires. Mais il est plus qu’important de se demander aujourd’hui QUEL DISCOURS POUR LA JEUNESSE ? A l’heure où la jeunesse semble de plus en plus livrée à elle-même, sans réel repères ni modèles dans une société qui de plus en plus semble vouloir faire sans elle. Quel discours donc pour cette jeunesse qui a trouvé refuge dans l’alcool, le vol, la drogue et les sectes esotériques avec toutes les défiances que cela a sur la société (ascension graduelle de la violence de toute sorte). Quel discours donc ce 10 février 2020 ? L’on se souvient qu’il y’a quelques années lors de l’une de ses adresses à la Nation le Chef de l’Etat demandait à la jeunesse d’innover, d’oser et rêver. Est-il possible encore pour cette jeunesse d’oser véritablement dans ce système opaque qui n’accepte aucune innovation contraire à sa volonté ? Où chaque projet est tué soit par les lenteurs administratives, les dessous de tables ou alors les conditions imposées par les personnes devant vous guider. Quel discours donc pour cette jeunesse qui constitue les 3 /4 de la population et qui n’a pour seul droit que le silence ? Le Chef de l’Etat réussira t’il ce soir à redonner de la confiance à cette jeunesse qui semble avoir perdu son âme dans les tourments de la souffrance ? 

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