Droits de l’homme

Le Président de la CNDHL a-t-il tenu des propos répréhensibles ?

Dans un environnement où une Institution publique ne peut pas dénoncer les abus de l’Administration, l’on peut dire que le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Liberté (CNDHL) n’a pas respecté la norme lors de la 24e  session ordinaire de sa structure.

Lors de la 24 session ordinaire de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés  (CNDHL) tenue le 08 mai courant au Palais des Congrès à Yaoundé, le Président de l’a dite Commission a redit à quelques exceptions près, les mêmes choses que lors de la publication du Rapport annuel 2016 à la Chambre d’Agriculture de Yaoundé le 29 décembre 2017. En effet, l’on pourrait comprendre un peu ceux qui interprètent de manière dramatique et malicieuse les propos du Dr Chemuta Divine BANDA. Bien plus, cette attitude tendrait à faire croire qu’un Camerounais originaire des régions anglophones ne doit pas se prononcer sur la situation qui prévaut dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, à moins de ne que condamner systématiquement ses frères.

Le 29 décembre 2017 lors de la publication des rapports 2016, de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, son Président avait déjà dit : « De millions de nos citoyens sont pris en étau entre les sécessionnistes et nos forces de défense et de sécurité. Des pertes en vies humaines de plusieurs civils et des éléments de nos forces de défense et de sécurité ont été enregistrées. Nous le déplorons fortement, chaque vie étant précieuse. » En outre, il a déclaré ceci : « La réticence à engager un dialogue socio-politique en vue d’une décentralisation effective a contribué à envenimer la situation. Pour préserver notre paix et notre unité, la passion et l’attention que nous réservons aux sports devraient être les mêmes pour  une décentralisation effective. » En faisant fi des autres déclarations toutes aussi fortes que celles mentionnées ci-dessus, il est opportun de reprendre les propos du Président ce 08 mai 2018 : « En tant que défenseur des droits humains, notre Institution  s’est toujours prononcée contre la violence et la guerre, pour la promotion du dialogue pacifique. Le dialogue pacifique est nécessaire à la quête objective de voies et moyens de limiter l’accumulation excessive de richesses par un petit nombre et promouvoir l’intérêt de tous les citoyens. » En plus, « Il est important de relever que la CNDHL s’est vu refuser l’accès à certains lieux de détention à Yaoundé, particulièrement en ce qui concerne les suspects qui avaient entrepris une grève de la faim, les quarante-sept suspects rapatriés du Nigeria, ainsi qu’une victime blessée par balle et hospitalisée à l’Hôpital Central de Yaoundé. » Doit-on condamner un citoyen pour avoir dit et proposer des voies adéquates pour sortir de la situation ? Toujours est-il que la plupart des reproches faites en décembre 2017 à l’Administration et aux autorités judiciaires ne semblent pas avoir évolué.

Léonard Fandja

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