Douanes camerounaises : Ventes aux enchères publiques

Douanes camerounaises : Ventes aux enchères publiques

La Direction des Douanes camerounaise a publié le calendrier des ventes aux enchères publiques qui se dérouleront au port de Douala du 23 novembre au 1er décembre 2017.

L’environnement économique assez morose amène parfois des hommes d’affaires à abandonner sous douanes, des marchandises importées de l’étranger à cause de la difficulté à accéder à certaines facilités bancaires, et aussi par ignorance. Car en effet, il est préférable qu’avant d’importer une marchandise, que l’on ait déjà une idée du coût du dédouanement afin d’éviter ce genre de situation malheureuse. Toujours est-il que les Services des douanes camerounaises organisent très souvent en pareilles circonstances, des ventes aux enchères publiques pour libérer des espaces occupés par ces marchandises ayant excédé le délai du séjour réglementaire. C’est aussi l’occasion pour certains fonctionnaires véreux de la douane et de leurs affidés de prendre certaines marchandises et particulièrement des voitures au prix symbolique.  Ce qu’il faudrait aussi apprécier est le fait qu’une large publicité est faite maintenant pour informer le grand public contrairement aux vieilles habitudes qui consistaient à entourer ces ventes d’opacité. Pour cette fin d’année, le calendrier des ventes aux enchères publiques se présente comme ci-dessous :

Date Heures Lieux Marchandises Sous-commissions
23/11/2017 12H PARC-APMT Conteneurs Marchandises conteneurisées
24/11/2017 12H PARC-SOCOMAR Véhicules s/c vehicules SOCOMAR
28/11/2017 12H PORT SEC Conteneurs Marchandises conteneurisées
29/11/2017 12H PARC – SOCOMAR Véhicules s/c  véhicules SOCOMAR
30/11/2017 12H PORT  SEC Conteneurs Marchandises conteneurisées
01/12/2017 12H PARC 30  000 Camions-Engins s/c véhicules SOCOMAR

 

Bonne chance donc à tous ceux-là qui seront intéressés et surtout prendront part à ces ventes aux enchères publiques.

Léonard Fandja

 

 

Cameroun : Que faut-il faire pour que les gouvernants pretent attention aux cris des opprimés ?

Depuis un certain temps, les déclarations de grèves et autres mouvements d’humeurs sont monnaie courante.

Yimga Moussa, le Président de l’Anoslip et son Chargé de mission Monsieur Elouna Théodore croupissent dans les geôles de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé pour avoir manifesté afin d’attirer l’attention de ceux-ci , ainsi que du grand public sur le drame qu’ils vivent depuis des années. En effet, ils réclament le remboursement de plus de 4 milliards à eux escroqués (12 000 personnes) par une structure mafieuses mise sur pieds dans le cadre de la coopération France-Cameroun et dont les sorties des responsables sur le terrain étaient encadrées par les Gouverneurs, les Préfets et même, s’il vous plaît, des Magistrats. Aujourd’hui, alors que le Chef de l’Etat aurait déjà demandé de résoudre le problème, les autorités étouffent ces camerounais et laissant prospérer l’idée selon laquelle ces gouvernants se seraient déjà servis de l’argent débloqué à cet effet. De son côté, Isidore Modjo vient, en date du 23 novembre courant,  de déclarer auprès de Monsieur le Sous-Préfet du 1er Arrondissement de la ville de Yaoundé, qu’il reprendra son sit-in le 27 de ce mois  jusqu’au 1er décembre 2017 pour réclamer le paiement de ses droits dont le Premier Ministre dit Chef du gouvernement a pourtant déjà instruit le PCA Issa Tchiroma Bakary ci-devant Ministre de la Communication et le Directeur Général de la CRTV Charles Ndongo, pour que cet argent lui soit versé. Mbobog Mbock Matip, le Président de la Ligue des personnes défavorisées vient aussi  d’être mis en liberté pour avoir soutenu la famille Noah, victime du vol de leur bébé prématuré au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé. «  Last but not the least, » la ville de Bangangté est en ébullition à cause de la décision du Ministre de la Communication de fermer la radio ACFED d’un jeune qui a pourtant déposé tout le dossier complet au ministère de la Communication le 27 avril 2017. La population de Bangangté estime que tout laisse à croire que l’on ne veut laisser que la radio de Monsieur Niat Njifendji Marcel, Radio Medumba, fonctionner seule dans le Ndé ; ceci, dans la mesure où elle serait la 3e à être fermée dans le département du Ndé. Alors,  faut-il que la situation dégénère pour que les gouvernants camerounais soient attentifs aux cris des laissés pour comptes ? Il a fallu que les anglophones affichent le comportement  qui dérape déjà  pour que le gouvernement leur prête une oreille attentive. De grâce !

Léonard Fandja

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