Cameroun : Ces ennemis du vivre-ensemble

Cameroun : Ces ennemis du vivre-ensemble

Pendant que le peuple aspire à plus de cohésion, de convivialité, de paix pour un meilleur « Vivre-ensemble » il s’en trouve qui rament à contre-courant.

Au camp SIC de la Cité verte, les habitants du Bloc M sont aux abois. En effet un Camerounais de la diaspora a acheté un logement dans le secteur « Bloc M Individuel » situé en face du logement M14. Ce qui est normal ! Le logement nouvellement acquis se situe en contrebas du parking réservé aux habitants du bloc M. Le nouvel acquéreur ayant semble-t-il assez de moyens, a décidé de construire une dépendance à plusieurs niveaux. Ce qu’on ne peut pas lui refuser. Cependant, au lieu de faire en sorte que l’accès à cet immeuble se fasse par la façade principale du logement, le nouvel acquéreur a préféré que l’accès se face par l’arrière, et donc par le parking. N’eut-été le fait que cette initiative est de nature à créer les conflits avec les autres habitants du Bloc, nous ne nous serions pas intéressés à ce cas, dans la mesure où il va s’en dire que les nouveaux occupants ou alors les malades puisqu’on parle d’une clinique en construction, estimeront que l’espace situé devant l’immeuble leur est destiné, alors qu’actuellement, ces espaces ne sont attribués à personne, et sont occupés par tous les habitants du bloc quand ils les trouvent libres.

Le litige est déjà là !

Les habitants du Bloc M regroupés au sein de l’Amical des Habitants du Bloc M ont tenté de s’y opposer, mais en vain. Ils ont même fait recours d’abord au Chef de bloc, ensuite aux responsables de la Société Immobilière du Cameroun (SIC) et enfin aux autorités administratives sans pouvoir obtenir gain de cause. L’adversaire aurait des bras longs. La question est donc celle de savoir ce qui est prioritaire pour toutes les autorités contactées ?  Le vivre-ensemble ou alors des litiges permanents ? Le « vivre-ensemble » serait-il devenu tout simplement un slogan ? Une autre personne toujours à la cité verte avait construit sur un espace situé du côté de l’entrée de Nkol-Bikok et précisément à côté de la série de logements d’une ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2011, et avait construit sa barrière en mettant les escaliers publics de la SIC dans sa concession. Les habitants de ce côté-là au moins avaient réussi à faire plier l’échine à ce conquistador d’un autre genre  qui avait dû démolir sa barrière pour laisser les habitants jouir tranquillement de leurs escaliers publics.  Aujourd’hui, l’état de délabrement de cet édifice amène même à ce demander si le dit conquistador serait toujours vivant ou en prison. Avoir le pouvoir c’est une chose, et le gérer en est une autre.

Léonard Fandja

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