ANNONCE : Congrès de la société Camerounaise de dermatologie en vue

ANNONCE : Congrès de la société Camerounaise de dermatologie en vue

La société de dermatologie organise un congrès du 20 a 21 juin courant au Palais des Congrès de Yaoundé.

Le souci de ressembler à une icône pop, l’envie de paraître et de ne pas passer inaperçu pousse  de plus en plus de jeunes filles d’Afrique et du Cameroun en particulier à se lancer sans retenue dans une opération  lessivage de la  peau c communément  appelé « Djansang » sans mesurer les conséquences de cet acte qui les expose à des maladies insoupçonnées. Il faut plaire à tout prix, avoir la couleur de l’heure, celle « qui passe sur le marc hé, » et ce sont les commerçants qui se frottent les mains, à cause de la demande de plus en plus croissante. Environ 3 femmes sur 5 utilisent ces produits de dépigmentation. Une multitude de soins et de produits sont mis à la disposition de celles qui ont choisi de changer la couleur  naturelle de leur peau. Leurs prix varient entre 1500 et 120 000FCFA ; peu importe le produit, seul compte les résultats. Il faut dire que la dépigmentation  volontaire est un phénomène de santé publique mondiale qui touche aussi bien les femmes que les hommes. C’est un phénomène sociétal qui va au-delà du simple c as médical  comme  l’explique le Dr Emmanuel KOUOTOU. Les femmes ignorent le contenu et les composants des produits qui leur sont injectés dans le sang « une injection de glutathion par exemple coûte  250000FCFA par an, et généralement, il en faut 2, et donc  500 000 FC FA. « La glutathion à la  base est un médicament qui est destiné aux maladies de générativ e cérébrale et en l’appliquant aux  patients, l’on s’est rendu compte qu’il éclaircit la peau de manière uniforme ; on arrive très souvent à des effets très néfastes c comme des insuffisances rénales, le canc er du sang et de la peau, l’infertilité et bien d’autres, » dixit Grâce Ngoro, Dermatologe.

Il faut donc  lutter contre cette pratique qui ne cesse de faire de plus en plus de victimes dans notre pays. D’où l’organisation du congrès de la société Camerounaise de Dermatologie (SOCADERM). Ce sera un lieu d’échange et de partage d’expériences avec tous les acteurs des 20 et 21 juin 2019. Ce sera aussi l’occasion d’édifier les uns et les autres sur les dangers de cette dangereuse pratique.

Guy Maxime Banyolak

A propos de Léonard Fandja 406 Articles
Journal panafricain bilingue d'informations générales authentiques et favorables à l'émergence de l'Afrique. Notre slogan : " La version décolonisée de l'information." Organe de presse cybernétique basé à Yaoundé dans le 2e Arrondissement, Avenue John Ngu Foncha, rue 2391 - 155 ; face la maison du parti à Nkomkana.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Résoudre : *
14 + 5 =